Pour la campagne agricole 2018-2019, le Togo met le cap sur une production estimée à 10 000 tonnes de «soja bio».

(Togo First) – Le Togo table sur une production du soja certifié bio de 10 000 tonnes au titre de la campagne agricole 2018-2019. L’information a été livrée en fin de semaine dernière à l’occasion d’un atelier organisé par la société Jonction de Croissance Agricole du Togo (JCAT) en collaboration avec le Ministère du Développement à la Base et le Projet d’Appui à l’employabilité et à l’insertion des jeunes dans les secteurs porteurs (PAIEJ-SP). Pour atteindre cet objectif, les organisateurs ont misé sur le renforcement des capacités des acteurs de cette filière, notamment les entrepreneurs agricoles et les primo entrepreneurs, en matière d’élaboration de plans d’affaire et de mise à disposition des semences de qualité.

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Le Togo s’achemine vers la transition digitale

Cina Lawson, la ministre de l’Economie numérique, a participé lundi à Abidjan (Côte d’Ivoire) à un workshop consacré à la transformation digitale en Afrique organisé dans le cadre du CEO Africa Forum.

Elle a rappelé à cette occasion l’importance de la formation et de l’acquisition d’une culture numérique dans la transition digitale des pays africains.

Elle a également insisté sur la nécessité pour les gouvernements de stimuler l’économie numérique.

Au Togo, le gouvernement pose une à une les pierres de ces évolutions technologiques. Le pilier de la révolution à venir passe par des débits beaucoup plus rapides et la possibilité de choisir entre plusieurs opérateurs pour la fibre ou le 3G.

Les autorités veulent aussi démocratiser l’accès aux smartphones afin de permettre à la population de bénéficier des services d’e-banking, de télépaiement et de commerce électronique.

Pour mettre en œuvre une transformation numérique dont l’impact potentiel est immense, les dirigeants des secteurs privé et public du continent doivent d’abord analyser clairement ce que ce changement peut apporter à leurs citoyens, clients ou employés et la nature exact des process à mettre œuvre pour le mener à terme.

En se basant sur l’expérience réussie d’entreprises (finance, télécommunications, industrie et mines) et de gouvernements, les participants à cet atelier ont échangé sur la façon d’élaborer et de conduire une feuille de route de transformation digitale.

Les gouvernements et les régulateurs doivent devenir de véritables catalyseurs de la digitalisation, avec le soutien de l’ensemble des acteurs du secteur.

Togo : la production vivrière s’améliore de 7% au terme de la campagne 2017/18

(Togo First) – La production de cultures vivrières au Togo a augmenté de 7%  à l’issue de la campagne agricole 2017/2018. L’information a été donnée par la Bceao dans son rapport de mars 2018 sur les politiques d’intégration économique de l’Uemoa.

Ce bond a été porté par les conditions climatiques favorables qui ont prévalu en 2017 dans l’ensemble de la sous région. Selon le document, la production vivrière a connu une hausse de 6,1% dans l’union. La Bceao attribue cette progression à l’augmentation de la production des tubercules (+6,5%)  et des céréales (+6,2%). Continuer la lecture de « Togo : la production vivrière s’améliore de 7% au terme de la campagne 2017/18 »

Togo / En 8 ans, le taux de desserte en eau potable a fait un bond de 10%

Ce 22 mars, la Journée Internationale de l’Eau a été célébrée au Togo sous le thème « L’eau: la réponse est dans la nature ». Depuis 2006, le pays s’est engagé dans une politique nationale d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement en milieux rural et semi-urbain.

Des réformes visant à améliorer le taux national de desserte en eau potable sont mises en œuvre au Togo en accord avec le Code de l’eau et une loi portant organisation des services publics de l’eau potable et de l’assainissement votée en 2010. Continuer la lecture de « Togo / En 8 ans, le taux de desserte en eau potable a fait un bond de 10% »

Togo / Deuil à l’Assemblée Nationale : Un député Unir a tiré sa révérence

Le Chef du Parlement, le Premier Ministre, les députés, les membres du gouvernement, le personnel de l’administration parlementaire, la famille et les amis de Kossigan Kodjogan Mawulikplimi se sont réunis hier à la salle des plénières de l’Assemblée nationale pour une cérémonie d’adieu à l’illustre disparu. Continuer la lecture de « Togo / Deuil à l’Assemblée Nationale : Un député Unir a tiré sa révérence »

Moov Togo franchit le cap des 3 millions d’abonnés

L’opérateur de téléphonie mobile Moov (Maroc Télécom) a fêté vendredi son trois millionième abonnés ou plus exactement l’activation par un client d’une carte SIM qui permet d’atteindre ce chiffre.

Les abonnements mensuels sont rares. La plupart des utilisateurs ont recours au prépayé. Continuer la lecture de « Moov Togo franchit le cap des 3 millions d’abonnés »

Togo: Octroi de 20% de marchés publics aux jeunes : Des formations pour outiller les entrepreuneurs

Faure Gnassingbé, dans son discours à la Nation en début d’année, a pris l’initiative d’octroyer 20% des marchés publics aux jeunes et aux femmes entrepreneurs du pays. Afin de traduire dans la réalité cette annonce, des formations sont initiées pour les jeunes et femmes entrepreneurs.
Depuis la semaine passée, l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP) en collaboration avec la Direction Nationale de Contrôle des Marchés Publics (DNCMP) et le Fonds d’Appui aux Initiatives Économiques des Jeunes (FAIEJ) forment des entrepreneurs à Kara et à Lomé.
La deuxième vague de la formation a débuté lundi et prend fin ce vendredi. En tout 206 jeunes sont formés pour le compte de Lomé. Continuer la lecture de « Togo: Octroi de 20% de marchés publics aux jeunes : Des formations pour outiller les entrepreuneurs »

Prof Togoata Apedo-Amah titille de nouveau les intellectuels togolais

Dans une nouvelle sortie, le professeur Ayayi Togoata Apedo-Amah, sans langue de bois, s’est attaqué aux intellectuels togolais qu’il traite d’« opportunistes ». Selon lui, ces derniers sont manipulés par le pouvoir et sont en train de saboter la lutte du peuple.

Au début de la lutte pour le retour à la constitution de 1992 et le vote de la diaspora, une lutte portée par la coalition des 14 partis de l’opposition, le professeur Ayayi Togoata Apedo-Amah a toujours été très critique vis-à-vis du pouvoir de Faure Gnassingbé et vis-àvis de ceux (intellectuels opportunistes) qui selon lui, prennent cause et fait pour le régime.

Dans cette nouvelle chronique, l’universitaire estime que « ce qui handicape nos élites intellectuelles, c’est l’opportunisme et le cynisme qui les accompagnent. Que va me rapporter cette lutte ? Ils ne croient pas à la victoire du peuple contre ses bourreaux sanguinaires », a-t-il lancé.

S’adressant cependant aux togolais, prof Ayayi Togoata Apedo-Amah les invite à se passer de « ces vauriens, traitres et opportunistes » et à mener seuls la lutte pour la libération du Togo.

Le Togo envisage une loi sur les fausses informations via les réseaux sociaux

Le Togo envisage plusieurs mesures, notamment une loi sur les fausses informations et la création

d’une plateforme de signalement, pour renforcer la régulation des réseaux sociaux dans le pays, a appris jeudi l’agence Xinhua à Lomé.

La question a fait l’objet d’ une communication au Conseil des ministres présidé par le chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé, mercredi dans la capitale togolaise.

« Il serait souhaitable de procéder au renforcement de la régulation des réseaux sociaux notamment par la mise en place d’ une campagne de sensibilisation relative à leur usage, la signature d’un code de bonne conduite avec les représentants de structures comme Facebook et Twitter, l’adoption d’une loi sur les fausses informations et la création d’ une plateforme de signalement », a dit le gouvernement togolais. Continuer la lecture de « Le Togo envisage une loi sur les fausses informations via les réseaux sociaux »

Crise politique au Togo : Comment sortir du labyrinthe ?

Au Togo, après 8 mois de crise sociopolitique, le pouvoir et l’opposition se sont accordés pour la première fois en février dernier afin d’entamer des pourparlers sous la houlette d’un facilitateur, le Président ghanéen Nana Akufo-Addo. Alors qu’une feuille de route pour le déroulement du dialogue a été adoptée le 18 février, laissant entrevoir une sortie de crise, tout est de nouveau dans l’impasse comme lors des précédentes crises.

Comment en est-on arrivé là et pourquoi les précédentes solutions ont-elles échoué ?

Quelles solutions pour sortir de la crise au Togo et éviter un éternel recommencement ?

Comprendre  les fondements de la méfiance de l’opposition
Si l’objectif ultime de la lutte des Togolais est d’en finir avec 50 ans d’un régime clanique qui, en plus d’opprimer, n’a pas assuré le bien-être des citoyens, la rupture de confiance empoisonne  le dialogue en cours. Cette méfiance remonte au 28 novembre 1991, jour où dans une atmosphère délétère et une violence meurtrière, Eyadéma Gnassingbé a sonné le glas de la transition démocratique issue de la Conférence nationale en faisant enlever Joseph Koffigoh, alors premier ministre de transition. Des années plus tard, l’échec de l’Accord politique global (APG) vient renforcer cette crise de confiance. L’APG de 2006  a abouti aux reformes constitutionnelles et institutionnelles, gages d’un retour du régime de Faure Gnassingbé sur la voie de la démocratie, de l’état de droit et la bonne gouvernance. Non seulement, le pouvoir a tout fait pour ne pas concrétiser les engagements, pire, la situation s’est détériorée au fil du temps. Ces faits historiques sont profondément ancrés dans la mémoire collective des partisans d’une alternance chaque fois avortée et les événements plus récents sont venus ravivés cette mémoire. En effet, à la suite du décès du Président  Eyadema Gnassingbé, son fils Faure Gnassingbé a été porté à la tête du pays grâce à des tours de passe-passe et de tripatouillages constitutionnels inédits. De ministre, il est redevenu député sans élection, puis devenu Président de l’Assemblée nationale dans la foulée pour finir Président de la République intérimaire, tout ceci en moins de 24h. En 2015, lors de l’élection présidentielle fortement contestée par l’opposition, la Cour constitutionnelle n’avait pas attendu la proclamation par la CENI pour s’en charger elle-même. Mieux, en 2015, le Président Faure Gnassingbé n’a jamais été investi, pourtant la cérémonie d’investiture est une exigence constitutionnelle pour devenir Président de la République. Tout ceci témoigne, le contrôle de toutes les institutions de contre pouvoir par le régime en place et l’atmosphère de non-droit  qui règne dans le pays. Ce qui fait dire aux plus sceptiques que le régime Gnassingbé n’a « jamais respecté aucun accord, pas plus qu’il ne respectera des décisions pouvant sortir d’un éventuel dialogue de plus.» Dans ces conditions, le référendum brandi par le pouvoir n’est pas une panacée à la crise même s’il intègre l’exigence d’un retour à la Constitution de 1992 dans sa version originale, modifiée dix ans plus tard par le père de l’actuel président.

Des états généraux et une  gestion transitoire

Le premier impératif est d’ouvrir réellement les négociations dans un esprit  constructif de compromis et de bonne foi. L’ouverture des pourparlers devrait décrisper la tension actuelle  et  éviterait à coup sûr de précipiter le pays dans la guerre civile. Cependant, l’opposition doit éviter  de restreindre le dialogue aux réformes électorales et à l’exercice du pouvoir politique. Il est indispensable de saisir cette occasion pour amorcer la modernisation des institutions de contre pouvoir, de façon à les soustraire du joug de l’Exécutif. Au-delà des questions électorales, il y a lieu de travailler à réduire la prégnance de l’armée sur la vie publique et à la stabilité des institutions. Le chantier des réformes va du fonctionnement régulier des institutions républicaines, à la réforme des forces de défense et de sécurité ainsi que celles des institutions chevilles ouvrières du processus électoral : Cour constitutionnelle, Commission électorale nationale indépendante et Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication. Aujourd’hui, c’est un euphémisme d’affirmer que l’opposition n’a ni la capacité organisationnelle, ni les moyens d’assurer seule le suivi des réformes en perspectives. Certes, la communauté internationale n’a pas vocation à se substituer au peuple togolais souverain, mais le lead des Nations Unies,  aurait aidé  à opérer des réformes et  à organiser les élections libres crédibles et démocratiques. Il est vrai que 2018 est une année spéciale avec la tenue des législatives, puis des élections locales qui n’ont pas eu lieu depuis 30 ans, néanmoins, il faut se garder de toute précipitation à lancer le processus électoral, au risque d’exacerber encore des tensions. Envisager de façon consensuelle le report des deux scrutins, le temps d’achever les discussions et de mettre en place les reformes, parait une démarche propice à la paix et à la consolidation de la démocratie.

La crise politique au Togo dure depuis trois décennies, il n’est point question de mener un dialogue expiatoire mais de réaliser de véritables assises nationales. Il est nécessaire de trouver des médiateurs crédibles, motivés et disponibles, car il est évident qu’avec les échéances électorales en Guinée, le Président Alpha Condé aura de moins en moins le cœur à l’œuvre sur le chantier togolais. Et ce chantier parait trop vaste pour être la tâche exclusive du Président ghanéen. L’engagement de la communauté internationale est indispensable pour surmonter l’impasse et prévenir un échec de plus. Les pourparlers devront déboucher sur des recommandations dont la mise en œuvre organisera une période transitoire où le pouvoir sera partagé.  Les deux parties pourront ainsi conduire les réformes avec l’appui logistique et technique de la communauté internationale.

L’opposition  joue la carte de la prudence, toutefois elle devrait se garder de pratiquer la politique de la chaise vide et du renoncement. En effet, face à la ruse coutumière du pouvoir et sa brutalité légendaire, le maintien de la pression populaire sera un élément décisif pour rendre effectif un dialogue et organiser une transition. Peu importe, si elle doit aller au delà de 2020. L’expérience a certainement enseigné aux Togolais, que face à un régime autocratique qui n’a que cure de la volonté politique et de l’alternance, il faut de la témérité, du compromis et une union sacrée. Toute division interne dans le rang de l’opposition serait du pain béni pour le régime de Faure.  Chasser un tyran n’a jamais assuré la garantie systématique d’un retour aux valeurs démocratiques et à la stabilité. Cela, les Libyens l’ont appris à leurs dépens. Préparer convenablement le départ de Faure Gnassingbé et aller à l’alternance avec l’aide de tous est un challenge possible.

Kassim HASSANI, est journaliste béninois

Article publié en collaboration avec Libre Afrique.